Coalition Longueuil — Équipe Catherine Fournier veut tendre vers une plus grande autonomie alimentaire de la Ville

Longueuil, le 30 septembre 2021 – Afin d’accroître la résilience de la communauté longueuilloise, Coalition Longueuil — Équipe Catherine Fournier propose de valoriser le potentiel agricole de Longueuil et de connecter les efforts en agriculture urbaine de nos quartiers.


« Le zonage agricole représente environ le tiers de la superficie de Longueuil. Sachant qu’à peine 2% du territoire québécois est réservé à l’agriculture, nous avons énormément de chance d’avoir tout ce potentiel à proximité. La plupart des grandes villes dans le monde n’ont pas non plus cet avantage. Comme nous faisons déjà les frais de la montée du prix de plusieurs denrées de base et avec les changements climatiques, la question de l’autonomie alimentaire ne sera que de plus en plus importante avec le temps. Je crois que nous devons faire preuve de proactivité pour créer les conditions gagnantes d’une agriculture prospère et durable. Qui plus est, la Ville a adopté une intéressante politique d’agriculture urbaine en 2020, que je salue. On peut la bonifier pour la rendre encore plus ambitieuse et surtout, s’assurer de consacrer les moyens nécessaires pour la mettre pleinement en oeuvre, au bénéfice de la population longueuilloise », a déclaré Catherine Fournier, candidate à la mairie pour Coalition Longueuil.


EN RÉSUMÉ
Coalition Longueuil — Équipe Catherine Fournier veut mettre en place un plan structurant d’autonomie alimentaire comprenant différentes mesures et ce, sur deux axes bien précis :


Zone agricole de Longueuil

  • Établir des partenariats avec les pôles régionaux en matière d’agriculture durable, dont l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement, l’Institut national d’agriculture biologique, l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe, le Pôle d’excellence en lutte intégrée et autres centres de recherche, pour accompagner les agriculteurs dans l’implantation de pratiques agroenvironnementales basées sur des données probantes ;

  • Élaborer une planification stratégique durable de la zone agricole longueuilloise, afin de créer une zone d’innovation en agriculture, de positionner la ville comme une destination agrotouristique intégrée aux circuits montérégiens et de répondre aux objectifs du Plan de développement de la zone agricole de l’agglomération de Longueuil ;

  • Faire la promotion des produits d’ici grâce à des partenariats avec le milieu communautaire, commercial et de la restauration et favoriser la mise en place de circuits courts, notamment via les marchés publics saisonniers, la politique d’approvisionnement de la ville et le maillage avec le secteur commercial ;

  • S’engager à protéger la vocation alimentaire des terres cultivées et ne demander aucun dézonage agricole.


Agriculture urbaine

  • Créer un portail nourricier de la Ville de Longueuil permettant de recenser les jardins collectifs, les jardins à partager, les arbres fruitiers, les potagers pédagogiques, les espaces de culture municipaux et toute autre initiative d’autonomie alimentaire pour éviter le gaspillage alimentaire et accroître la solidarité alimentaire dans les quartiers ;

  • Créer le programme des Sanctuaires citoyens pour préserver la biodiversité sur les terrains privés et y intégrer la banque de semences communautaires de la Jardinothèque pour sensibiliser au patrimoine agricole et aux espèces à haute tolérance au climat et aux maladies ;

  • Encourager l’établissement de jardins communautaires, de serres publiques et d’îlots urbains de permaculture et implanter des espèces offrant des fonctions nourricières ou mellifères dans les espaces municipaux, et assurer la pérennité de ceux qui existent déjà ;

  • Étudier le potentiel pour l’agriculture urbaine dans le secteur commercial et accompagner les commerçants souhaitant intégrer des projets d’agriculture sur toit, d’agriculture verticale ou autres initiatives innovantes.


« Prenons l’exemple des Jardins communautaires écologiques de Saint-Hubert, sur Arlington. Les propriétaires sont très dévoués, mais ils sont âgés et craignent pour la pérennité de leurs jardins, une crainte qui est partagée par la population du quartier. La Ville a un rôle à jouer pour s’assurer de la vocation à long terme de ce terrain et de son accessibilité pour les citoyennes et les citoyens, tant celles et ceux qui souhaitent y cultiver un lopin de terre que les autres qui souhaitent simplement venir profiter de la sérénité de ce lieu solidaire et rassembleur. L’administration municipale peut également jouer un rôle de leader et appuyer la multiplication de ce genre d’initiatives, car il existe un réel intérêt au sein de la population, et cet intérêt n’a fait que s’accentuer depuis le début de la pandémie », a ajouté Affine Lwalalika, candidate de la Coalition Longueuil dans le district du Parc-de-la-Cité, où se trouvent ces jardins.


« Je côtoie les familles tous les jours dans mon commerce et je sais à quel point c’est difficile pour certaines d’entre elles d’avoir accès à des aliments frais. Pour moi, l’agriculture urbaine, ça a le potentiel d’unir les gens et de changer des vies à l’échelle de tout un quartier. Je me présente parce que je veux rassembler les gens et leur redonner confiance en eux et je pense que de s’organiser pour produire notre propre nourriture et la partager, c’est une des façons de réaliser qu’on est toujours plus forts ensemble », a conclu Karl Ferraro, candidat dans le district des Explorateurs et propriétaire du Dépanneur Nobert.